October 17, 2007

AU CENTRE D'ART 'Les eleves de Tiga exposent'


























Ce qu’ils retiennent de Tiga
Par Jean Emmanuel Jacquet
zebaklandy@yahoo.fr





Huit peintres et sculpteurs haïtiens, anciens élèves de Jean Claude Garoute (Tiga), exposent au Centre d’Art, en hommage à cet artiste qui a été célébré pendant la semaine du 7 au 13 octobre 2007, à Port-au-Prince, à travers expositions, tables rondes, projection ...

Depuis le vendredi 12 octobre, les artistes Marithoux Dupoux, Philippe Dodard, Valérie Martinèz, Sabrine Chauvet, Malou Cadet, Marc Occenad Jr, Frida Perou Batroni, Marie José Nadal exposent des œuvres picturales et sculpturales, au Centre d’Art, à la Rue Roy.
L’objectif est de montrer au public ce qu’ils ont retenu de Tiga et leurs expériences artistiques avec lui.

Son enseignement, là où il osait aller, ce qu’il osait apprendre aux autres, à ceux avec qui il a travaillé. Il s’agit aussi de donner au public la possibilité de découvrir ce qui unit ces artistes dans leurs œuvres, les particularités de chacun d’eux. La plupart d’entre eux sont venus à la peinture par Tiga. Avec lui, ils ont fait la technique du Soleil brûlé, travaillé l’acrylique et l’argile, le matériau avec lequel Tiga a voulu mouler le monde. Il y a recherché son champ magnétique. Pour Malou Cadet, Soleil brûlé – qui a soulevé de nombreuses discussions à la Fokal, lors de la table ronde autour de l’œuvre et de la conception artistique de Tiga – est une technique développée par celui-ci et avec laquelle il a lancé sa carrière. Basée sur l’encre et sur les acides, Soleil brûlé, pour Malou Cadet, est mise au point pour donner des nuances qui sortent du brun, à l’ocre, à l’oranger.

Cette technique a aussi fait une grande partie de la renommée de Tiga. Il importe aussi de souligner qu’il ne voulait appartenir à aucune école. D’ailleurs, il a cru que nous sommes tous ces fous qui devraient être libérés. Les œuvres exposées au Centre d’Art par ces artistes sont de bonne qualité, tant dans l’application des couleurs que dans les nombreuses quêtes. En effet, les touches, malgré les particularités retrouvées pour chaque artiste ne s’écartent pas de la vision artistique de Tiga.

Des critiques ont affirmé que Tiga était l’adepte de l’automatisme et de la création spontanée. Et, depuis le vendredi 12 octobre 2007, nous pouvons découvrir des œuvres qui montrent combien a été profitable l’expérience avec le maître, l’alchimiste.


Mardi 16 octobre 2007

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