October 20, 2007

'Voici des propos de l'artiste Tiga, recueillis par Dominique Batraville, en mai 2003,"




V
oici des propos de l'artiste Tiga, recueillis par le journaliste Dominique Batraville, en mai 2003, à la veille de l'ouverture de l'expo « Ibolele Tiga », à Miami.

Différentes institutions (musées, galeries, centres culturels) rendent actuellement hommage à l'artiste Tiga, décédé en décembre 2006.

Si le concept « Travail », à partir de la genèse, signifie tâche à accomplir, souffrance, calamité, effort suite à un péché, mon concept de « Présence créatrice » m'a libéré de l'esprit d'un monde achevé ou mort qui lutte pour se maintenir par le biais de la production à outrance en lieu et place de « Rythme de création ».

Donc, il n'est plus question pour moi de rechercher ou d'effectuer une réexploration de l'imaginaire vaudou, qui est issu d'un culte familial ancestral remontant à des millénaires. N'ai-je pas déjà dit que "j'avais trouvé mon art à l'école de mon peuple" et depuis je vis intensément à tous les niveaux de l'existence et je me sens toujours en harmonie avec le souffle original de notre peuple.

Je sais tout simplement que j'ai atteint ce que j'appelle 'L'inertie créatrice', ce qui me permet d'être en vibration entre le réel et le virtuel, principe de base avant l'individuation, qui n'a pas été bien appréhendé ou interprété par certains philosophes, d'où la notion de bien et de mal qui a créé tant de confusion. Et l'art n'est pas une détente, mais une attente, d'où le concept 'Espoir' ou le 'Bondieu bon' du peuple haïtien.

Dès qu'on arrive à transcender la dualité, on peut parler en effet de contemplation de troisième type. Le fait de vivre intensément le moment présent, sans penser à hier ou à demain, me permet d'être en équilibre avec moi-même et simultanément avec le milieu ambiant et toute autre entité universelle.

Mon art exprime paradoxalement la dimension primordiale dans le sens premier et qui fait surgir l'originel et ou la « Présence Créatrice » qui demande la symbiose ABSTRAIT-FIGURATIF dans la trilogie : Sensation, sentiment, perception.

Mon existence se situe entre ma naissance et ma mort, deux éléments qui ne me concernent pas. Car le souffle qui passe en moi et qui m'inspire est le seul maître à bord.

Je n'ai pas choisi de me faire appeler Tiga, c'est un signe fort venu d'ailleurs. Ne pas croire en fait à « Petit Ga » mais à TIGA en un seul mot, à l'instar de Saint Soleil, nommé ainsi par Saint Brice pour désigner une de mes toiles en 1975 ».

October 18, 2007

Of course---no trip to Haiti is complete without a few of these...

From Epi D'or to the Prince...as Tiga would say: "Ah! Le dernier soleil"


Behind these closed doors, lots and lots of memories...linger

Renovation allows time a mean to escape,
the sun to come in...
even if it is only for a little bit.

Albert Mangones' signature...an art work by itself.
Creating under pressure must have been hell for him.
I hope he 'knows' many of us appreciate his wonderful rendition by---force.

Burnt by the sun and washed by the rain display


Splendid...splendid.


Port-au-Prince corridors are trails paved with many unspoken tales
breeding many generations